Aux urgences de Mercy, au bloc des Hôpitaux privés de Metz ou en consultations libérales, des médecins et des infirmières utilisent l’hypnose dans leur méthode de soins. Ils évoquent un outil qui a modifié leur pratique au quotidien.

 

Le gamin, âgé d’une douzaine d’années, est allongé dans une salle de soins des urgences de Mercy. Il présente une plaie ouverte au niveau du tibia. Nasmine Guler, praticien hospitalier urgentiste, lui chuchote une histoire au creux de l’oreille. Au bout de quelques minutes à peine, les doigts du jeune garçon bougent, comme s’il jouait avec une console. Le médecin urgentiste se gante, installe un drap sur la jambe du blessé et commence à le recoudre.

Au bout de quelques minutes, l’opération est terminée, l’enfant reprend conscience. Aucun anesthésiant n’a été utilisé. « Uniquement une méthode d’hypnose », révèle Nasmine Guler.

Curiosité

La jeune femme qui travaille aux services des urgences de Mercy est enthousiaste. « Pourtant, au départ, je n’y croyais pas. J’y suis allée par curiosité et avec scepticisme. »

Elle éclate de rire, tout en avouant qu’aujourd’hui « elle est passionnée, après l’avoir expérimenté sur les patients ». C’est Sandrine Weber, sa collègue, qui l’a embarquée dans cette aventure. Au début, on nous appelait « les sorcières vaudoues dans le service ».

Efficacité

Aujourd’hui, l’efficacité de la méthode a surpris les plus sceptiques. « C’est l’outil idéal pour les urgences », répètent les urgentistes. Et de lister les avantages : « Gain de temps, utilisation de moins de chimie, état de conscience modifié qui implique le calme ». Une médecine complémentaire que les soignants pratiquants apprécient parce qu’elle leur a ouvert une nouvelle approche de leur exercice.

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