A l’Institut Curie, plus de 70 interventions de chirurgie du cancer du sein ont déjà été pratiquées sous hypno-sédation. Une alternative à l’anesthésie générale, qui rencontre une adhésion de plus en plus forte chez les médecins et les patients, pour le confort et le faible retentissement qu’elle représente.

L’hypno-sédation en chirurgie combine l’induction d’un état d’hypnose chez le patient, à l’administration d’une sédation antalgique (un calmant) et l’injection d’un anesthésique local sur la zone à opérer.

Nadia, 46 ans, Opérée d’un sein sous hypno-sédation

« J’ai peur de l’anesthésie générale et un mauvais souvenir de la dernière qui m’avait beaucoup fatiguée. Quand on m’a proposé l’hypno-sédation pour une intervention réparatrice au sein, j’ai accepté. J’ai rencontré l’hypno-thérapeute, avec qui j’ai eu un bon contact. Au bloc, après quelques questions, elle m’a proposé de me projeter en Martinique, une île que j’aime par-dessus tout, pour m’évader. Elle m’a dit de me détacher de mon corps, elle me parlait de la mer, des paysages, de la plage de Sainte-Anne. J’y arrivais en voiture, c’était vraiment ça ! J’avais les yeux ouverts sous le drap, j’entendais le médecin et les infirmières. Je sentais que l’on travaillait sur ma peau mais pas de douleur. Deux heures après, j’étais chez moi. Je suis pourtant douillette et je craignais de ne pas réussir à entrer en hypnose. C’est une expérience à vivre ! »

Marie-Claudine, 68 ans, opérée pour une double mastectomie

« Quand l’hypno-thérapeute de l’Institut Curie m’a proposé de réaliser ma double mastectomie sous hypno-sédation, je m’en suis d’abord sentie incapable. Puis l’idée a fait son chemin et, par curiosité mais aussi par expérience des effets rassérénants de la méditation que je pratique, j’ai tenté l’aventure. J’étais rassurée par le fait que l’hypno-thérapeute était anesthésiste et qu’il était toujours possible de basculer vers une anesthésie générale. En me parlant, elle a su induire chez moi des images agréables de montagne, selon mes préférences. J’étais pleinement consciente, présente, détendue et j’ai eu envie de parler moi aussi, avec elle comme avec la chirurgienne. J’avais même l’impression de participer à l’événement. Dès la fin de l’opération, je me sentais prête à bouger et très peu fatiguée. »

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